Comprendre le problème des passoires thermiques en 5 questions

Rédigé par Antoine
18 avr. 2021
Temps de lecture : 5 min
passoire thermique énergétique

Mal isolées et très énergivores, les passoires thermiques font grimper la facture d’énergie pour les occupantes et occupants. Pour la planète, il s’agit également d’un véritable fléau qui génère une quantité importante de gaz à effet de serre. Votre logement peut-il être qualifié de passoire thermique ? Comment en sortir ? Hellio vous aide à y voir plus clair sur ce terme qui fait l’actualité.


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1. Qu’est-ce qu’une passoire thermique ?

L’INFO HELLIO :

À l’été 2021, le DPE fait peau neuve ! Le calcul des étiquettes énergie s’affine avec la prise en compte de nouveaux critères comme l’éclairage ou la climatisation. La classe énergie du nouveau DPE intègre également les émissions de gaz à effet de serre du logement. Résultat : de nouveaux logements peuvent se retrouver dans la catégorie des passoires thermiques avec ce nouveau mode de calcul, tandis que d’autres peuvent en sortir.

Une passoire thermique désigne un logement de classe énergie F ou G. Cette classe est indiquée sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) de votre maison ou de votre appartement. Elle est calculée en fonction de la consommation énergétique en kWh par mètre carré et par an, à partir de plusieurs critères comme la qualité de l’isolation, la performance du système de chauffage, etc.

Une passoire thermique – ou « passoire énergétique » – baptise donc un logement qui consomme beaucoup plus d’énergie qu’il ne le devrait au vu des standards actuels, notamment pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire. Pour faire simple, si votre habitation a besoin de plus de 330 kWh/m2/an pour ces usages, il s’agit d’une passoire thermique.


2. Pourquoi les passoires énergétiques posent-elles problème ?

Les passoires thermiques sont problématiques à plusieurs niveaux.

Pour les occupants

picto-thermostat-temperatureLes habitants de ces logements souffrent d’un manque de confort thermique, été comme hiver. En effet, la faible isolation thermique rend difficile le chauffage de l’habitation. D’après le ministère de la Transition écologique, 14 % des Françaises et des Français ont ainsi froid dans leur logement. Inversement, en été, la fraîcheur ne reste pas non plus à l’intérieur.

Quant aux factures énergétiques, elles peuvent également grimper très vite. À cause des déperditions de chaleur, les occupants doivent, bien souvent, surchauffer leur logement.

Enfin, passoire thermique rime souvent avec problèmes d’humidité et de circulation de l’air ; cela multiplie les risques de contracter des maladies.

Pour les propriétaires

picto-baisse-depensesQu’ils occupent ou non le logement, les propriétaires également sont affectés par les passoires énergétiques. L’étiquette énergie figure, en effet, obligatoirement sur les annonces immobilières. Par conséquent, leur bien perd de sa valeur s’il s’agit d’une passoire thermique, à une époque où les acheteurs y prêtent de plus en plus attention.

Pour la planète

Picto-gaz-effet-serre-planeteEnfin, ces logements mal isolés représentent un véritable fléau pour la planète. Par exemple, pour se chauffer en hiver et pour chauffer l’eau, les habitantes et habitants sont souvent contraints de surconsommer et d’utiliser des appareils d’appoint (souffleur électrique, poêle…), donc de faire grimper les émissions de gaz à effet de serre, surtout s’ils sont équipés d’une chaudière ancienne très polluante.

LE CHIFFRE HELLIO : 4,8 millions

C’est le nombre de logements considérés comme des passoires thermiques, selon le dernier recensement du ministère de la Transition écologique. Cela équivaut à 17 % du parc de logements en France. Le chantier de la rénovation énergétique est de taille !


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3. Quelles sont les mesures de lutte contre les passoires thermiques ?

Face à tous ces enjeux, de nombreuses mesures ont été prises depuis plusieurs années pour lutter contre les passoires thermiques. Le Plan climat du gouvernement lancé en 2017 prévoit ainsi une enveloppe de 14 milliards d’euros pour favoriser la rénovation énergétique des bâtiments.

Parmi ces milliards, une grande partie sert à financer les aides à la rénovation de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) pour les propriétaires occupants ou bailleurs. Un autre volet est consacré à l’amélioration énergétique des bâtiments du secteur public, qui peuvent eux aussi être des passoires thermiques. Enfin, un dernier pan du budget sert à financer des formations pour faire monter en compétences les professionnels du bâtiment.


4. Quelles aides pour faire sortir son logement de la catégorie des passoires thermiques ?

Grâce à cet investissement de l’État et à des dispositifs comme les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) ou Ma Prime Rénov', plusieurs aides financières peuvent vous être versées pour rénover votre logement et le faire sortir des classes F ou G.

Les Certificats d’Économies d’Énergie

L’ASTUCE HELLIO :

Pour quitter la catégorie des passoires énergétiques, le plus efficace consiste à effectuer des travaux de rénovation globale. En somme, il s’agit d’améliorer la performance énergétique générale de votre maison ou de votre appartement. En effet, les travaux ponctuels d’isolation d’une partie du logement, ou de remplacement d’un équipement de chauffage vétuste, ne suffisent pas toujours à changer la classe énergie de l’habitation.

Le dispositif des CEE oblige les fournisseurs d’énergie à financer une partie de la transition écologique. Les primes CEE permettent d’aider les ménages (mais aussi les entreprises, copropriétés, collectivités…) à payer leurs travaux de rénovation énergétique et ne plus faire partie des passoires thermiques. Ces aides sont accessibles à tous et toutes, sans condition de ressources. Toutefois, certaines de ces primes peuvent être bonifiées pour les ménages aux revenus modestes.

Qu’il s’agisse de rénovation globale, d’isolation des combles, du changement d’une chaudière, etc., le ministère de la Transition écologique liste un ensemble d’opérations éligibles aux CEE. À ces actions « standardisées » s’ajoutent des programmes spécifiques comme des formations.

Pour demander la prime, vous pouvez vous renseigner soit directement auprès d’un fournisseur d’énergie, soit auprès d’un délégataire comme Hellio.

Selon les cas, les primes CEE sont directement déduites sur le devis. Résultat : moins d’avance de frais !


À quelles aides ai-je droit pour mon projet ?


MaPrimeRénov’

Logo MaPrimeRénov' Hellio

Les CEE sont cumulables avec une autre aide : Ma Prime Rénov’. Cette subvention de l’État se décline en 4 couleurs, en fonction de vos revenus : de MaPrimeRénov’ bleue pour les plus modestes, à MaPrimeRénov’ rose pour les plus aisés. De plus, le dispositif prévoit plusieurs bonus cumulables pour les passoires énergétiques :

  • Un forfait rénovation globale : pour financer les travaux qui prévoient un gain énergétique d’au moins 55 %.
  • Un bonus sortie de passoire : pour les logements qui sortent des catégories F ou G.
  • Un bonus Bâtiment basse consommation (BBC) pour les habitations qui atteignent la classe énergie A ou B.

Habiter Mieux sérénité

Si vous disposez de revenus modestes ou très modestes, vous pouvez également bénéficier du programme de l’Anah Habiter Mieux sérénité. Cette subvention finance les rénovations qui engendrent un gain énergétique de 35 % ou plus.

L’éco-prêt à taux zéro

Enfin, la plupart des travaux que vous pouvez entreprendre pour réhabiliter une passoire énergétique peuvent bénéficier de l’éco-PTZ. Il s’agit d’un prêt sans intérêts pour les projets de rénovation énergétique (une seule opération ou un bouquet de travaux).


5. Quelles sont les prochaines échéances pour les passoires thermiques ?

picto démarche obtentionEn plus des nombreuses aides, plusieurs changements dans la Loi sont en cours d’élaboration pour lutter contre les passoires thermiques, et à terme les éradiquer. Un décret du gouvernement entré en vigueur le 1er janvier 2021 interdit ainsi l’augmentation des loyers pour ces passoires énergétiques dans plusieurs grandes villes (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, etc.).

De plus, dès 2023, une partie de ces logements énergivores seront interdits à la location. Cela correspond à ceux de la catégorie G — environ 90 000 — qui consomment plus de 450 kWh/m2/an.

Pour aller plus loin, les députés ont récemment voté l’interdiction de louer toutes les passoires thermiques (classes F et G) en 2028.


Sortez enfin de la catégorie des passoires énergétiques


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