Reconnu comme le matériau isolant le plus léger au monde, l’aérogel de silice appartient à la catégorie des isolants dits « nouvelle génération ». Peu connu du grand public, mais de plus en plus utilisé dans le bâtiment, il combine efficacité énergétique et gain d’espace. Cette technologie ouvre de nouvelles perspectives, tant pour la rénovation que pour la construction neuve. Hellio fait le point sur le sujet.
Des travaux d'isolation à financer ?
EN RÉSUMÉ :
- Grâce à sa légèreté inégalée, l’aérogel de silice s’impose comme un isolant de nouvelle génération.
- Sa structure nanoporeuse lui confère une conductivité thermique extrêmement faible et des performances supérieures aux isolants classiques.
- Il se décline en différents formats (granulés, panneaux, enduits ou rouleaux) adaptés à tous types de projets, que ce soit pour l’isolation intérieure ou extérieure.
- L’aérogel offre à la fois isolation thermique et acoustique, une grande résistance aux températures extrêmes et à l’humidité, tout en restant facile à poser et non toxique.
- Si son coût reste élevé, il est possible de bénéficier de dispositifs d’aides afin de rendre l’investissement plus accessible aux particuliers.
Qu'est-ce que l'aérogel de silice ?
Sur le plan structurel, l’aérogel de silice se compose essentiellement de dioxyde de silicium (SiO2) et se caractérise par une structure nanoporeuse contenant plus de 95 % d’air. Cette configuration lui confère une conductivité thermique très faible, ce qui en fait l’un des isolants les plus performants du marché.
S’il est le plus utilisé à l’échelle industrielle, l’aérogel de silice n’est pas le seul matériau pouvant être transformé en isolant aérogel. Le carbone, l’oxyde de chrome ou l’alumine constituent d’autres composants possibles, chacun présentant des propriétés spécifiques selon les besoins techniques.
À voir aussi : Normes isolation : le guide réglementaire
Formats et applications de l’aérogel de silice
Selon le projet et les contraintes du chantier, l’aérogel se décline en plusieurs formats :
- Les granulés, pour combler les cavités étroites ou difficiles d’accès.
- Les panneaux rigides et les enduits isolants, pour les murs, sols, toitures ou combles.
- Les rouleaux, pour une pose flexible et pratique sur diverses surfaces.
Initialement développé pour des applications extrêmes, comme l’aérospatiale, l’aérogel a progressivement trouvé sa place dans le secteur du bâtiment grâce à sa légèreté, sa résistance à l’humidité et sa capacité à maintenir de hautes performances même avec des épaisseurs réduites. Ces qualités le rendent particulièrement adapté aux projets d’isolation des maisons anciennes, où l’espace est limité, ainsi qu’à l’isolation des maisons neuves, pour garantir un confort thermique optimal sans encombrer les parois.
Avantages de l’aérogel en isolation
Quelle que soit l’utilisation envisagée, l’aérogel de silice présente de multiples atouts pour les travaux d’isolation.
Des performances thermiques et acoustiques
Sa structure nanoporeuse et sa grande flexibilité font de l’aérogel un isolant à la fois très performant sur le plan thermique et efficace pour limiter les nuisances sonores. Il s’adapte facilement à différents types de projets et offre un confort thermique et acoustique supérieur à celui des isolants classiques.
Un gain d’espace
Contrairement à de nombreux isolants classiques, qui nécessitent une épaisseur importante pour atteindre un niveau de performance équivalent, l’aérogel conserve son efficacité même avec une faible épaisseur. Selon la surface à isoler et le format utilisé, celle-ci varie généralement entre 3 et 10 cm.
Une excellente résistance et durabilité
L’aérogel est un matériau très résistant, capable de supporter des températures extrêmes allant jusqu’à 1200 °C. Il est également hydrophobe, ce qui lui permet de résister à l’humidité, tout en restant perméable à la vapeur d’eau. Sa résistance au feu et aux conditions difficiles en fait un isolant durable et particulièrement fiable.
LE CHIFFRE HELLIO : 2 000
Malgré sa légèreté et sa souplesse, l’aérogel reste extrêmement résistant et peut supporter une pression jusqu’à 2 000 fois son propre poids (Source : Isolex).
Une installation sûre et flexible
L’aérogel de silice est non toxique et ne présente pas de danger pour la santé. Sa pose reste relativement simple, mais il est recommandé de porter des équipements de protection (lunettes, gants, masque) lors de la découpe ou de l’installation pour garantir la sécurité des intervenants.
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Inconvénients de l’isolation à l’aérogel
Performant et léger, l’aérogel n’en reste pas moins un matériau exigeant. Son prix et certaines contraintes techniques invitent à bien préparer son utilisation.
Un coût élevé
Le principal frein à son utilisation reste le prix. La fabrication complexe et énergivore de l’aérogel se traduit en effet par un coût au mètre carré nettement supérieur à celui des isolants traditionnels. Un facteur à évaluer attentivement, notamment pour des projets à grande échelle.
Une mise en œuvre technique
La pose de l’aérogel peut également s’avérer plus exigeante selon le format choisi (granulés, panneaux ou enduits). Pour garantir des performances optimales, elle peut nécessiter un savoir-faire spécifique ou des outils adaptés, ce qui peut représenter un surcoût ou une contrainte pour les particuliers.
Un manque de recul sur le long terme
Comparé aux isolants classiques tels que la laine de roche, la laine de verre, la ouate de cellulose ou le polystyrène expansé, l’aérogel est encore peu répandu dans le secteur résidentiel. Les retours d’expérience sur le long terme sont donc limités, même si les études existantes confirment sa durabilité et son efficacité à court et moyen terme.
Comparatif de l’aérogel de silice avec d’autres isolants
Pour situer l’aérogel de silice par rapport aux isolants classiques, voici un tableau comparatif de leurs performances et coûts respectifs :
Isolant |
Conductivité thermique (λ, W/m·K) |
Épaisseur |
Prix indicatif (€/m2) |
Avantages majeurs |
|
Aérogel de silice |
0,013 – 0,020 (très faible) |
3–10 cm* |
~40–200+** |
Performance thermique très élevée, faible épaisseur |
|
Laine de verre |
0,032 – 0,045 |
~10–20 cm |
10–30 |
Faible coût, pose facile |
Laine de roche |
0,033 – 0,044 |
~10–20 cm |
15–35 |
Bonne isolation phonique, résiste au feu |
|
Polystyrène expansé (EPS) |
0,032 – 0,038 |
~10–15 cm |
15–35 |
Léger, isolant économique |
|
Ouate de cellulose |
0,038 – 0,042 |
~15–20 cm |
15–30 |
Isolant écologique, bon confort thermique |
* L’épaisseur pour l’aérogel dépend fortement du format et de la performance visée.
** Selon différentes sources du marché, avec des variations selon fabricant et densité.
Le prix d’une isolation à l’aérogel
Son procédé de fabrication complexe en fait un isolant relativement coûteux pour le grand public. En moyenne, le prix des panneaux d’aérogel se situe entre 40 et 200 € par m2. Les enduits isolants avoisinent quant à eux 6 € par litre. Si l’aérogel venait à se démocratiser dans le secteur du bâtiment, son coût pourrait progressivement devenir plus accessible aux particuliers.
Pour faciliter cet investissement, plusieurs dispositifs peuvent être mobilisés :
- MaPrimeRénov’, qui soutient les travaux d’isolation performante en fonction des revenus et des économies d’énergie attendues.
- Les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE), versés directement par les fournisseurs.
- L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), permettant de financer le reste à charge des travaux.
- La TVA réduite à 5,5 %, appliquée sur la facture des travaux de rénovation.
- Les aides locales ou régionales, proposées par certaines collectivités pour réduire le coût global du projet.
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