Le diagnostic de performance énergétique d’une maison ancienne soulève souvent la question du coût et de la note du diagnostic. Si l’âge du logement peut donner des indications sur ses performances thermiques, il ne suffit pas à déterminer son classement. Isolation, chauffage, fenêtres, ventilation : plusieurs critères sont analysés pour établir un diagnostic de performance énergétique. Quel est le prix d’un DPE pour une maison ancienne ? Quels sont les critères qui influencent son classement et les principaux travaux à envisager pour améliorer son efficacité énergétique ? Hellio fait le point.
L’ESSENTIEL HELLIO :
- Le prix d’un DPE pour une maison ancienne varie notamment selon sa surface, sa localisation, son année de construction et son mode de chauffage ;
- Le classement DPE repose sur la méthode 3CL-DPE et prend en compte l’isolation, le chauffage, la ventilation, la consommation d’énergie et les émissions de GES ;
- Une maison ancienne peut être classée A ou B, mais cela reste rare : des travaux ciblés, identifiés notamment grâce à un audit énergétique, peuvent améliorer sa performance énergétique.
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Quel prix pour un DPE ?
Le prix du diagnostic de performance énergétique (DPE) pour une maison individuelle de 120 m2 varie entre 200 et 280 euros auprès des professionnels du marché. Le montant peut toutefois varier selon le diagnostiqueur choisi. Chez Hellio, le tarif est de 270 € TTC pour un logement de 110 m2, quelle que soit la date de construction de votre maison.
Le tarif du DPE n’étant pas réglementé, il peut dépendre de plusieurs critères comme la localisation, l’année de construction, le mode de chauffage ou encore la taille du logement.
Tarifs selon la superficie
Ainsi, les prix moyens nationaux des diagnostics évoluent selon la surface de l’habitat (étude de kiwidiag) :
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Habitat |
Prix moyens nationaux |
|
Studio ou T1 |
entre 100 et 130 € |
|
Appartement T3 de 65 m2 |
entre 150 et 190 € |
|
Maison individuelle de 120 m2 |
entre 200 et 280 € |
Prix selon la localisation
Le coût du DPE diffère aussi fortement en fonction des régions et des départements. Exemples de prix moyens à maximums pour le DPE d’une maison de 115 m2 :
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Ville |
Nice (06) |
La Rochelle (17) |
Marseille (13) |
Paris (75) |
Montpellier (34) |
Lyon (69) |
|
Prix maximum |
242 à 322 € |
186 à 206 € |
239 à 400 € |
222 à 346 € |
179 à 206 € |
231 à 500 € |
Une maison construite avant 1990 n’est pas obligatoirement plus chère à diagnostiquer qu’une maison récente. Toutefois, le prix du DPE dans une maison ancienne pratiqué par la plupart des professionnels peut être influencé par l’année de construction du logement, notamment si l’âge du bâtiment rend la visite de diagnostic plus complexe.
Les prix DPE avec Hellio
Avec Hellio Ingénierie, le prix du DPE dépend uniquement de la surface du logement :
- 270 € TTC pour les logements inférieurs ou égaux à 110 m2 ;
- 340 € pour ceux entre 110 et 150 m2 ;
- 400 € TTC pour ceux entre 151 et 250 m2.
Concrètement, vous ne paierez donc pas plus cher votre DPE pour une maison ancienne située à Marseille que pour une maison neuve à Montpellier. Et vous bénéficiez de l’expertise certifiée d’un auditeur, diagnostiqueur DPE et accompagnateur Rénov’.
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Comment est calculé le DPE d’une maison ancienne ?
Le calcul du DPE repose sur la méthode 3CL-DPE appelée « calcul de la consommation conventionnelle des logements » (arrêté du 31 mars 2021, Légifrance). Cette méthode, encadrée par la réglementation, permet d’évaluer la performance énergétique d’un logement à partir de ses caractéristiques techniques.
Quels critères sont intégrés dans le DPE ?
Le diagnostiqueur analyse les caractéristiques clés de la maison afin d’estimer ses besoins et sa consommation conventionnelle d’énergie selon des conditions d’utilisation standardisées. Parmi les principaux paramètres évalués :
- le système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire,
- le système de climatisation si le logement en est doté,
- la ventilation,
- l’isolation et les ponts thermiques,
- les caractéristiques du bâti,
- la surface du logement, son orientation…
Le DPE d’une maison ancienne permet d’estimer sa consommation d’énergie primaire et ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces informations déterminent les deux étiquettes du DPE du logement, allant de de A (très bonne performance énergétique) à G (très mauvaise).
La méthode 3CL-DPE permet ainsi de comparer la performance énergétique des logements sur une base commune, indépendamment des habitudes de consommation des occupants.
Pourquoi une maison ancienne a de fortes chances d'être mal classée ?
Une maison ancienne est souvent plus susceptible d’obtenir une mauvaise note au DPE, surtout si elle n’a pas fait l’objet de travaux de rénovation énergétique. Les logements construits avant la mise en place des premières réglementations thermiques ne bénéficiaient notamment pas des mêmes exigences en matière d’isolation qu’aujourd’hui.
Une maison construite avant 1974, et peu ou pas rénovée, peut ainsi avoir une isolation insuffisante, des fenêtres peu performantes ou un ancien système de chauffage ; des facteurs susceptibles de dégrader son classement DPE.
L’année de construction du logement permet un premier indicateur utile au diagnostiqueur. Elle renseigne sur les caractéristiques thermiques probables de l'habitation, sans toutefois suffire à déterminer son classement énergétique.
Bref historique des réglementations thermiques
Pour comprendre l’évolution des performances énergétiques des logements, voici les repères avec les principales réglementations thermiques :
- RT 1974 : première réglementation thermique avec notamment pour objectif de réduire la consommation d’énergie des bâtiments neufs d’habitation (régulation automatique des systèmes de chauffage, installation d’une fine couche d’isolation thermique) ;
- RT 1982 avec un renforcement des exigences de consommation énergétique ;
- RT 1988 : les exigences sont étendues aux bâtiments non résidentiels ;
- RT 2000 avec l’apparition de la notion de confort d’été et une nouvelle réduction de la consommation des logements ;
- RT 2005 qui augmente les exigences de consommations ;
- RT 2012 qui impose un niveau d’exigences réglementaires divisé par trois depuis 1974 ;
- RE2020 (réglementation environnementale) remplace la RT 2012 renforce la performance énergétique et environnementale des bâtiments neufs d'habitation (source eRT2012).
Quelle évolution 2026 du calcul du DPE ?
Lexique : énergies primaire et finale
L’énergie finale correspond à l’énergie effectivement consommée par le logement. L’énergie primaire, elle, prend en compte l’énergie nécessaire en amont pour produire et acheminer cette énergie.
Le calcul du DPE évolue. Depuis le 1er janvier 2026, le facteur de conversion de l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9. À partir du 1er janvier 2027, il passera de 1,9 à 1,7.
Concrètement, le nouveau calcul du DPE n’indique pas que votre logement consomme moins d'électricité : il considère simplement que chaque kWh d'électricité consommé pèse moins lourd dans le calcul de sa performance énergétique (source : Service-Public.fr).
Exemple : Un logement qui consomme réellement 10 000 kWh d'électricité par an est actuellement comptabilisé à hauteur de 19 000 kWh d'énergie primaire (10 000 × 1,9). Avec le nouveau coefficient, le calcul ne retiendra plus que 17 000 kWh (10 000 × 1,7). La consommation réelle du logement, et donc sa facture d'électricité, ne change pas : c'est uniquement la méthode de calcul du DPE et de l'audit qui évolue (source : Service-Public.fr).
Cette évolution de calcul pourra améliorer l'étiquette énergétique de certains logements chauffés à l'électricité.
Pour les logements situés près d'un seuil entre deux classes, cette baisse de la consommation d'énergie primaire calculée pourrait même entraîner un changement de catégorie DPE, sans que la consommation réelle du logement ne diminue.
Une attestation générée par l’ADEME peut être obtenue pour l’obtention d’une nouvelle étiquette lors d’un DPE réalisé avant 2026 et toujours valable juridiquement (source : Observatoire DPE).
Est-il possible qu'une maison ancienne soit classée A ?
L’INFO HELLIO :
Un logement classé A, c’est : une consommation d’énergie primaire inférieure ou égale à 70 kWh/m² par an et des émissions de GES inférieures à 6 kg CO₂/m² par an (source : Qualitel).
Seulement 1 % des maisons construites avant 1990 atteignent la classe A contre 40 % pour celles construites après 2000 selon les données de l’Observatoire DPE Audit de l’ADEME.
La classe A étant la meilleure note DPE pouvant être obtenue par un logement, elle se distingue par son exemplarité. Isolation performante, système de chauffage et de production d’eau chaude très efficaces et/ou sources d’énergie renouvelable... Cette alliance permet de limiter la consommation d’énergie, ainsi que les GES de l’habitat.
🔎 Répartition par classe DPE des maisons construites avant 1990 :
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Classe A |
Classe B |
Classe C |
Classe D |
Classe E |
Classe F |
Classe G |
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1 % |
3 % |
18 % |
34 % |
24 % |
12 % |
8 % |
Un logement classé A doit répondre à des critères stricts en matière de consommation énergétique et d’émissions de GES. Pour autant, viser un DPE A pour une ancienne maison reste possible avec une rénovation complète.
Attention aux arnaques au DPE de certains diagnostiqueurs mal intentionnés ou d’agences immobilières peu scrupuleuses. Si on vous propose à la location ou à la vente un logement avec le charme de l’ancien classé A, méfiance ! En cas de doute, une vérification est de rigueur avec le n° d’enregistrement ou le QR code inscrit sur le rapport officiel.
Quelles sont les conséquences d'une maison mal classée ?
Consommation d’énergie plus élevée, baisse du prix immobilier en cas de vente, travaux nécessaires : le mauvais DPE vente d’une maison ancienne peut avoir de lourdes conséquences pour une maison ancienne.
LE CHIFFRE HELLIO : -15 %
C’est ce que peut engendrer une étiquette DPE de classe F ou G sur le prix de vente pour une maison ancienne en 2023 en Nouvelle-Aquitaine.
À l’inverse, les maisons anciennes de classe A et B ont été vendues 1,7 fois plus cher que celles ayant des DPE F et G en France métropolitaine en 2023 (source : étude des Notaires).
Un DPE mal classé n’a pas qu’une incidence sur le prix de vente. Il peut également impacter la location qui serait alors progressivement contrainte par des travaux, voire interdite. En 2025, les logements de catégories G sur le DPE ont été proscrits à la location. Cette restriction sera étendue dès le 1er janvier 2028 aux logements étiquetés F, puis en 2034 à ceux en classe E.
Comment améliorer la note DPE d’une maison ancienne : les travaux
Plusieurs caractéristiques peuvent influencer la performance énergétique d’une maison ancienne. La qualité de l’isolation, l’état des fenêtres et des portes, le système de chauffage, la production d’eau chaude sanitaire ou bien la ventilation sont des critères clés.
L’ASTUCE HELLIO :
Bien que l’isolation des murs par l’intérieur (ITI) soit moins performante que l’isolation par l’extérieur, elle permet de conserver l’aspect d’origine des murs, par exemple si votre maison est en pierre et que vous souhaitez préserver son charme.
Pour améliorer le DPE d’une ancienne maison, il est donc essentiel d’identifier précisément les points faibles du logement avant d’engager des travaux. L’audit énergétique constitue un outil particulièrement utile. Il permet d’aller plus loin que le simple constat réalisé dans le DPE. L’audit énergétique identifie les travaux les plus pertinents et propose un plan d’actions pour obtenir une meilleure classe du DPE.
Selon l’état de la maison, plusieurs améliorations peuvent être envisagées. De l’isolation de la toiture et des combles au renouvellement de la ventilation ou des fenêtres, l’objectif est de déterminer les actions qui auront le meilleur impact pour gagner une ou plusieurs classes au DPE.
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