Le changement d’heure, source d’économies d’énergie ?

Rédigé par Véronique
23 mars 2021
Temps de lecture : 5 min
changement d’heure économies d’énergie

Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 mars prochain, comme chaque année depuis 1976, nous changerons d’heure. Nouveau casse-tête pour nombre d’entre nous… Dormirons-nous une heure de plus ? Eh non ! Cette fois, c’est 60 minutes de sommeil en moins à programmer sur le réveil. Réjouissons-nous, avec l’arrivée du printemps et des beaux jours, ce changement d’heure nous permet de prolonger nos soirées ensoleillées. De ses origines à son abandon, en passant par les économies d’énergie qu’il engendre depuis des décennies, Hellio ouvre le dossier qui chaque année divise ses partisans et détracteurs : le changement d’heure.


Des économies d’énergie accessibles à tous !


L’histoire de l’heure d’été et du changement d'horaire

picto info HellioL’INFO HELLIO :

Saviez-vous que le véritable nom du changement d’heure est « l’heure d’été » ? En effet, c’est bien le passage de 2 h à 3 h du matin en mars, pour rallonger le jour d’une heure, qu’il faut prendre en compte. En comparaison, l’heure « universelle » est l’heure d’hiver que nous retrouvons au mois de novembre quand nous dormons 1 h de plus. De nombreux chronobiologistes critiquent l’heure d’été, considérant que notre horloge biologique est basée sur l’heure universelle.

D’aucun raconte que l’idée d’un changement d’heure avait déjà germé dans l’esprit de l’inventeur américain Benjamin Franklin, afin d’économiser les chandelles et profiter d’une heure de soleil supplémentaire dès lors que les journées s’allongeaient.

Cependant, le premier changement d’heure réellement rapporté date de 1916 lors de la Première Guerre Mondiale, quand il fallut faire des économies sur les réserves de charbon, l’énergie reine de l’époque. Ce changement d’heure fut supprimé à la Libération, appliqué à nouveau lors de la Seconde Guerre Mondiale pour devenir définitivement un rituel deux fois par an en 1976 dans 70 pays suite au premier choc pétrolier de 1973.


Changement d’heure : des économies d’énergie en profitant de l’ensoleillement supplémentaire

picto-baisse dépensesQuelle que soit l’époque, c’est bien un enjeu économique et énergétique qui justifie le changement d’heure. À ses débuts, on parlait alors plus du prix du baril de pétrole que des gaz à effet de serre, du changement climatique et de l’écologie.

L’idée était de nous faire vivre au soleil et de faire « correspondre au mieux les heures d’activités avec les heures d’ensoleillement » (source : gouvernement) pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel. Ainsi, en avançant les aiguilles de nos montres d’une heure quand arrive le printemps, nous prolongeons la durée du jour au moment où nous consommons le plus d’énergie : le début de soirée.

picto chiffre HellioLE CHIFFRE HELLIO : 36 99

C’est le numéro de téléphone que vous devez composer pour connaître l’heure exacte, avec une précision de 1/20ème de seconde. L’horloge parlante électronique située à l’Observatoire de Paris est programmée pour donner l’heure jusqu’en 2085.

Quels résultats économiques pour le changement d’heure ?

Au plus fort, en 1996, les économies réalisées étaient de 1 200 GWh, soit la consommation d’électricité du Niger en 2014, pour 18 millions d’habitants (Wikipedia). Depuis, ces chiffres ont d’abord marqué le pas, puis décru.

picto ampoule alluméeEn effet, c’était sans compter sur les innovations et les progrès scientifiques qui ont permis de produire des technologies nettement moins énergivores comme les LED. L’avènement des ampoules économes a provoqué une baisse considérable de la consommation d’électricité, dans le secteur résidentiel comme dans l’éclairage public.

En 2006, une étude de l’Ademe sur l'impact du changement d’heure sur les consommations électriques indiquait les observations suivantes :

  • Des économies d’énergie sur les consommations d’éclairage dans les secteurs résidentiel et tertiaire ;
  • Des surconsommations de climatisation et des sous-consommations de chauffage qui s’équilibrent entre elles pour le secteur résidentiel ;
  • Des surconsommations de chauffage et des sous-consommations de climatisation (5 fois plus importantes que l’effet sur le chauffage) pour le secteur tertiaire ;
  • Une baisse des économies induites par le changement d’heure sur les consommations d’éclairage due à une baisse globale des consommations avec la diffusion massive de LBC (lampe basse consommation) ;
  • Une prévision de légère augmentation des économies provoquées par le changement d’heure, passant de 440 GWh en 2009 à 470 GWh en 2030.

Or, les données révisées donnent des économies de 351 GWh en 2009 et tablent sur moins de 300 GWh pour 2030. Un gain bon à prendre — il correspond à la consommation des Seychelles en 2014 (moins de 100 000 habitants) —, mais en forte diminution tout de même.


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L’heure d’été en sursis en 2021 ?

L’essoufflement des économies d’énergie réalisées par le changement d’heure ne plaide pas en faveur de la poursuite d’un système, chaque année remis en cause.

L’Union européenne par la voix de l’ancien président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s’est prononcé en décembre 2018 en faveur de la fin de l’heure d’été, en invoquant principalement des raisons de santé (cycles du sommeil, fonctions cardio-vasculaires, santé morale ou réflexes perturbés, etc.).

picto-croix-fauxEn France, l’idée d’un retour à l’heure unique fait son chemin et trouve un écho dans la population. En 2018, 84 % des Français étaient favorables à l’abolition du changement d’heure. Mais seulement 43 % pour des raisons de santé (source : Commission européenne, consultation publique sur l’heure d’été dans l’UE, 2018).

Une chose est certaine : l’heure d’été aura résisté au coronavirus, puisque dans la nuit du 27 au 28 mars prochain, nous changerons d’heure une fois de plus !


Faire des économies d’énergie autrement

Bien heureusement, des alternatives au changement d’heure existent pour faire des économies d’énergie. Elles sont plus ou moins faciles à mettre en œuvre et dépendent souvent d’une volonté personnelle ou collective.

Les éco-gestes à adopter

Les économies d’énergie, c’est avoir d’abord et avant tout le réflexe de petits gestes au quotidien.

À une petite échelle, ils ne relèvent que d’un engagement et d’une implication individuelle mais, mis bout à bout, ils contribuent à réduire substantiellement notre consommation d’électricité.

picto astuce HellioL’ASTUCE HELLIO :

Hellio vous recommande également de consulter le guide d’information de l’ADEME Réduire sa facture d’électricité. Vous y trouverez d’autres clés pour agir au quotidien !

  1. Éviter de laisser les appareils électroménagers en veille
  2. Procéder au remplacement des lampes à incandescence et halogènes par des LED
  3. Ne pas oublier de nettoyer régulièrement les lampes. Plus, elles seront encrassées de poussière, moins elles produisent un éclairage efficace.
  4. Avoir le réflexe d’éteindre la lumière chaque fois qu’on sort d’une pièce
  5. Utiliser lave-linge et lave-vaisselle sur le programme « Eco »
  6. Faire tourner lave-linge et lave-vaisselle que lorsqu’ils sont pleins
  7. Privilégier de séchage à l’air libre qu’au sèche-linge
  8. Couvrir les casseroles pour cuisiner
  9. Regarder la TV un écran « raisonnable », c’est aussi bien !
  10. Ne laisser brancher que les appareils indispensables surtout pour une absence prolongée (réfrigérateur, congélateur,…)
  11. Et bien d’autres

Découvrez l’ensemble des éco-gestes conseillés par Hellio


Les travaux d’économies d’énergie

picto marteau bleuParce que les enjeux de la transition énergétique et du changement climatique nous concernent tous, d’autres solutions pérennes existent pour réduire l’émission de gaz à effet à serre et diminuer drastiquement nos factures d’énergie : le recours aux travaux d’efficacité énergétique au sein de nos logements ou plus largement des bâtiments.

Certains types de travaux permettent à chacun d’agir concrètement et de faire de la réduction de sa consommation d’énergie une réalité :

L’isolation thermique des bâtiments

Des combles, toitures, planchers bas, murs mal isolés peuvent être des sources de déperdition de chaleur et de chauffage jusqu'à 30 %. Isoler, c’est gagner en confort, baisser les factures et dire stop au gaspillage d’énergie.

Un mode de chauffage à haute performance énergétique

Au 1er janvier 2022 débutera l’interdiction de l’installation des chaudières à fioul dans les logements neufs, mais également le remplacement de chaudières existantes par ce type de chauffage. L’État entend promouvoir l’installation de chaudières à THPE (très haute performance énergétique), avec une empreinte carbone nettement plus favorable pour la planète. Les chaudières gaz, biomasse (à granulés de bois) et les pompes à chaleur sont aujourd’hui les meilleures solutions.

L’autoconsommation et l'autoproduction énergétique

Produire sa propre énergie et la consommer est aussi une solution alternative éco‑responsable, largement encouragée par l’État. Il s’agit alors de produire son électricité via une énergie renouvelable, comme le soleil avec des panneaux solaires photovoltaïques, ou le vent avec des éoliennes pour particuliers.

En attendant, n’oubliez pas de changer d’heure le dimanche 28 mars : à 2 heures du matin, il sera déjà 3 heures !


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