Quel est le prix d’une pompe à chaleur pour une maison de 100 m² ?

Rédigé par Julien Guiselin
Mis à jour le 14 avr. 2026
Temps de lecture : 5 min
 pompe à chaleur pour une maison de 100 m2

Sommaire

Entre 10 000 et 18 000 € TTC pose comprise, avant déduction des aides : c'est la fourchette à prévoir pour équiper une maison de 100 m2 d'une pompe à chaleur air-eau. Le montant dépend de la puissance, du modèle de PAC et du mode de fonctionnement.

Découvrez dans ce guide pratique les critères de dimensionnement de votre équipement de chauffage, les types de PAC les plus adaptés à une maison de 100 m2, les prix et les aides pour financer votre projet.

EN RÉSUMÉ :

  • Une PAC de 5 à 7 kW suffit généralement pour chauffer une maison de 100 m2 correctement isolée.
  • La PAC air-eau est le modèle le plus adapté en rénovation : elle se raccorde aux radiateurs existants et produit l'eau chaude sanitaire.
  • Comptez entre 10 000 et 18 000 € TTC pose comprise, avant aides, selon la puissance, le modèle et le type d'installation.
  • MaPrimeRénov', CEE, TVA à 5,5 % et éco-PTZ sont cumulables et peuvent couvrir 40 à 60 % du coût.

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Combien coûte une pompe à chaleur pour une maison de 100 m2 ?

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En cherchant le prix d'une pompe à chaleur, vous tomberez probablement sur des publicités ou des résultats qui promettent une « PAC à 1 € ». Cette offre a réellement existé jusqu'en 2020 grâce au cumul de plusieurs aides publiques, mais a été supprimée après de nombreuses fraudes et malfaçons. En 2026, tout professionnel qui vous propose encore une PAC à 1 € ou « gratuite » est dans l'illégalité : signalez-le sur la plateforme Signal Conso.

Une PAC de 5 à 7 kW suffit généralement pour chauffer 100 m2. Dans cette gamme de puissance, les modèles air-eau sont les plus installés en rénovation. Le budget se situe entre 10 000 et 18 000 € TTC pose comprise, avant déduction des aides. L'écart dépend principalement :

  • de la puissance ;
  • du choix entre chauffage seul ou chauffage et ECS ;
  • du type d'installation : monobloc (un seul bloc extérieur, raccordement hydraulique, pose plus simple) ou split (deux unités reliées par une liaison frigorifique, souvent plus performant par grand froid).

Tous les prix ci-dessous s'entendent TTC, pose comprise, avant déduction des aides :

  • PAC air-air : de 7 000 à 12 000 €. L'option la plus abordable, mais exclue de MaPrimeRénov' ;
  • PAC air-eau : de 10 000 à 18 000 €, selon la puissance et le choix entre monobloc et split. Éligible à toutes les aides
  • PAC géothermique : de 14 000 à 20 000 €. Le budget le plus élevé, mais le meilleur rendement sur la durée.

Quel type de PAC pour une maison de 100 m2 ?

Une fois la puissance identifiée, reste à choisir le type de pompe à chaleur en fonction de la source d’énergie (l’air, le sol ou l’eau souterraine) et du mode de diffusion de la chaleur dans le logement.

Ces deux paramètres conditionnent à la fois les travaux d'installation, les performances au quotidien et les usages possibles (chauffage seul, chauffage + eau chaude sanitaire, climatisation en été…).

Pour une maison de 100 m2, en fonction de vos besoins, vous pourrez opter pour :

  • Une PAC air-air, qui souffle l'air chaud directement dans les pièces par des unités murales (splits). Elle peut aussi rafraîchir le logement en été (si PAC réversible). En revanche, elle ne produit pas d'eau chaude sanitaire et ne se raccorde pas à un réseau de radiateurs existant.
  • Une PAC air-eau, qui alimente un circuit de chauffage central (radiateurs à eau ou plancher chauffant). Si vous remplacez une chaudière gaz ou fioul, c'est généralement le choix le plus adapté, car elle se greffe au réseau déjà en place. Elle peut aussi assurer la production d’ECS.
  • Une PAC géothermique (sol-eau et eau-eau), qui puise la chaleur dans le sol ou dans une nappe phréatique via des capteurs enterrés ou un forage vertical. Son rendement est supérieur à celui des modèles aérothermiques, car la température souterraine reste (relativement) stable toute l'année, contrairement à l'air extérieur. La contrepartie : il faut un terrain suffisant et des travaux de forage ou de terrassement, ce qui allonge le chantier et le budget.

En pratique, pour une maison de 100 m2, la PAC air-eau reste le choix le plus courant en rénovation : elle remplace directement la chaudière, couvre le chauffage et l'eau chaude et bénéficie du plus large éventail d'aides financières. La PAC air-air conviendra davantage aux logements sans circuit hydraulique, ou en complément d'un chauffage existant.

Quant à la géothermie, elle se justifie surtout si vous disposez d'un terrain adapté et que vous recherchez le meilleur rendement sur le très long terme.

Critère

PAC air-air

PAC air-eau

PAC géothermique (sol-eau, eau-eau)

Source d'énergie

Air extérieur

Air extérieur

Sol ou nappe phréatique

Diffusion de la chaleur

Splits muraux (soufflage)

Circuit hydraulique (radiateurs, plancher chauffant)

Circuit hydraulique (radiateurs, plancher chauffant)

Production d'eau chaude sanitaire

Non

Oui

Oui

Fonction rafraîchissement

Oui (réversible)

Possible selon les modèles

Possible selon les modèles

Compatible avec un réseau de radiateurs existant

Non

Oui

Oui

Travaux d'installation

Légers (unité extérieure + splits)

Modérés (raccordement au circuit hydraulique)

Lourds (forage ou capteurs enterrés)

Sensibilité au climat

Rendement en baisse par grand froid

Rendement en baisse par grand froid

Relativement stable toute l'année


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Quels critères prendre en compte pour le dimensionnement de votre PAC ?

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Nous vous recommandons de majorer systématiquement le résultat de 10 à 20 % pour anticiper les pics de froid. Dans l'exemple ci-dessus, visez plutôt entre 5,2 et 5,6 kW. Surtout, faites réaliser un bilan thermique par un professionnel certifié RGE (reconnu garant de l'environnement) avant tout achat : ce diagnostic intègre des paramètres que la formule seule ne couvre pas comme les ponts thermiques, l'orientation du bâtiment et le type de vitrage.

Dimensionner une pompe à chaleur, c'est calculer la puissance nécessaire pour chauffer (et éventuellement rafraîchir) votre logement dans le respect de deux conditions :

  • Optimiser la consommation électrique au maximum.
  • Assurer le confort thermique des occupants.

Pour estimer le montant de votre investissement, il faudra dans un premier temps maîtriser les critères qui dictent la puissance :

  • Le volume à chauffer : multipliez la surface au sol (ici 100 m2) par la hauteur sous plafond. Avec une hauteur standard de 2,50 m, le volume est de 250 m2.
  • Le coefficient de déperdition, qui reflète la qualité de l'isolation. Un bâtiment récent conforme à la RE 2020 affiche un coefficient d'environ 0,6. Une maison aux normes RT 2012 tourne autour de 0,7. Plus ce coefficient est élevé, plus les pertes de chaleur sont importantes et plus la PAC devra être puissante. Vous trouverez cette donnée sur votre DPE.
  • La zone climatique : la France métropolitaine est divisée en trois zones de référence : H1 (Nord et Est, température de référence : - 9 °C), H2 (Ouest, - 6 °C) et H3 (pourtour méditerranéen et Corse, - 3 °C). L'écart entre la température intérieure de confort (19 °C) et la température de référence détermine l'effort que la PAC devra fournir.
  • La production d'eau chaude sanitaire (ECS) : si vous souhaitez que la PAC assure aussi la production d'eau chaude, ajoutez environ 250 W par occupant à la puissance calculée.

Il suffit par la suite d’appliquer la formule suivante :

P = Volume à chauffer (V) x Coefficient de déperdition (C) x Écart de température (ΔT)

Par exemple, pour une maison de 100 m2 avec 2,50 m sous plafond, une isolation correcte (C = 0,75) en zone H2, le calcul donne 250 × 0,75 × 25 = 4 687 W, soit environ 4,7 kW.

Quelles aides pour financer une PAC pour une maison de 100 m2 ?

L'installation d'une PAC air-eau fait partie des travaux les mieux subventionnés en France. La majorité des dispositifs sont cumulables et peuvent réduire le reste à charge de 40 à 60 %, selon les revenus de votre foyer.

Les aides sont toutefois conditionnées par le recours à un installateur certifié RGE (Reconnu Garant de l'Environnement).

  • MaPrimeRénov' (parcours par geste) : suspendue au 1er janvier 2026, la prime a repris avec le vote du budget. Seules les PAC air-eau et géothermiques sont concernées, pas les air-air.
  • Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) : cette prime versée par les fournisseurs d'énergie est accessible sans condition de revenus. Les montants ont été revalorisés le 1er janvier 2026.
  • TVA à 5,5 % : elle s'applique automatiquement sur la fourniture et la pose d'une PAC air-eau dans un logement de plus de deux ans.
  • Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), un prêt bancaire sans intérêts qui permet de financer le reste à charge.
  • Aides locales : certaines collectivités proposent des compléments.

Comment financer l’installation de votre nouvelle pompe à chaleur ?


Tags associés : Conseils, Pompe à chaleur

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Cet article a été rédigé par Julien Guiselin,

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