EN RÉSUMÉ :
- La puissance nécessaire pour chauffer 150 m2 varie de 8 à 14 kW selon l'isolation et la zone climatique.
- La PAC air-eau est le choix le plus courant en rénovation : elle se raccorde au circuit existant et produit l'eau chaude sanitaire.
- Comptez entre 12 000 et 20 000 € TTC pose comprise avant aides, selon le fabricant et la puissance.
- MaPrimeRénov', prime CEE, TVA à 5,5 % et éco-PTZ peuvent être cumulés pour réduire le reste à charge.
Vous souhaitez rénover le système de chauffage de votre maison de 150 m2 ?
Quel prix pour une PAC dans une maison de 150 m² ?
Une maison de 150 m2 nécessitera en général une PAC d'une puissance comprise entre 8 et 14 kW (contre 5 à 7 kW pour une maison de 100 m2). Le budget dépend du type de PAC, de la puissance et du choix entre chauffage seul ou double service (chauffage + ECS).
Dans la grande majorité des cas de rénovation, c'est une PAC air-eau qui sera retenue. Dans ce scénario, comptez entre 12 000 et 20 000 € TTC pose comprise, avant prise en compte des aides financières de l’État.
Voici les fourchettes constatées, TTC pose comprise, avant prise en compte des aides :
- PAC air-air : de 9 000 à 15 000 €, l’équipement est le plus souvent inéligible à MaPrimeRénov’.
- PAC air-eau : de 12 000 à 20 000 €. Le prix varie principalement selon le modèle, la puissance et le choix entre split et monobloc.
- PAC géothermique : de 15 000 à 25 000 €. Le poste captage (horizontal ou vertical) représente à lui seul plusieurs milliers d'euros.
Quel type de PAC pour une maison de 150 m² ?
Le choix du type de pompe à chaleur dépend de trois éléments : votre réseau de chauffage actuel, votre besoin en eau chaude sanitaire (ECS) et votre zone climatique.
1. La PAC air-eau : le choix le plus courant en rénovation
Si votre maison de 150 m2 est déjà équipée d'un chauffage central (radiateurs à eau ou plancher chauffant), la PAC air-eau vient se raccorder directement au circuit hydraulique en place. Elle assure également la production d’ECS via un ballon intégré ou déporté. C’est le meilleur choix en remplacement d’une chaudière gaz ou fioul.
Vérifiez toutefois la compatibilité avec vos émetteurs. Si vos radiateurs sont anciens, ils ont probablement été conçus pour une eau à 70-80 °C. Dans ce cas, orientez-vous vers une PAC air-eau haute température (qui chauffe l'eau entre 55 et 65 °C). Les modèles basse température (35 à 45 °C) conviennent plutôt aux planchers chauffants et aux radiateurs basse température récents.
Pour ce qui est des aides financières, la PAC air-eau est éligible à MaPrimeRénov' et au Coup de pouce chauffage (prime CEE), ce qui réduit fortement le reste à charge.
2. La PAC air-air : pour une maison tout-électrique sans réseau hydraulique
L’ASTUCE HELLIO
Il peut être plus intéressant, selon les cas, de créer un réseau hydraulique et d’opter pour une PAC air-eau. Le surcoût peut être significatif, mais le confort thermique (chaleur douce et homogène, sans sensation de soufflerie) et l'accès aux aides financières peuvent compenser une partie de l'investissement.
Si votre maison est chauffée par des convecteurs ou des panneaux rayonnants électriques, vous n’avez pas de circuit d'eau à exploiter. La PAC air-air est alors la solution la plus simple : elle diffuse la chaleur par des ventilo-convecteurs (splits muraux ou consoles) et peut rafraîchir votre logement en été.
Pour 150 m2, il faut un système multisplit avec plusieurs unités intérieures réparties dans les pièces principales. Ce choix présente toutefois quelques limites :
- La PAC air-air ne produit pas d'eau chaude sanitaire (il faut conserver ou installer un chauffe-eau séparé)
- Son rendement chute quand les températures extérieures passent sous 0 °C
- La PAC air-air n’est pas éligible à MaPrimeRénov’ mais peut bénéficier des Certificats d’économies d’énergie (CEE) sous conditions de performance.
3. La PAC géothermique : performances maximales si le terrain et le budget le permettent
Lexique Hellio : monovalence et bivalence
Si votre maison de 150 m2 est bien isolée et/ou située en zone H2 ou H3, votre PAC peut être dimensionnée pour couvrir, seule, l’intégralité de vos besoins en chauffage (mode monovalent). En revanche, si l’isolation est médiocre et/ou que vous êtes en zone H1, il peut être plus avantageux de coupler la PAC à un appoint qui prendra le relais par grand froid, par exemple votre ancienne chaudière ou un poêle à bois (installation bivalente).
Pour les maisons situées en zone H1 (Nord et Est), où les hivers sont longs et rigoureux, la PAC géothermique (sol-eau ou eau-eau) offre un rendement stable quelle que soit la température extérieure.
Elle puise les calories dans le sol ou dans les nappes phréatiques via des capteurs enterrés, et son coefficient de performance (COP) dépasse souvent celui des PAC aérothermiques. Elle produit également de l’ECS.
MaPrimeRénov’ accorde jusqu’à 11 000 € de prime pour une PAC géothermique, contre 5 000 € pour une PAC air-eau. Mais il y a une contrepartie : il faut compter le coût des travaux (forage ou terrassement) et il faut disposer d'un terrain suffisant pour implanter les capteurs.
Vous envisagez de rénover le système de chauffage de votre maison ?
Quelle puissance de PAC pour chauffer une maison de 150 m² ?
L’ASTUCE HELLIO
Avant d'acheter votre PAC, vérifiez si des travaux d'isolation (combles, murs, fenêtres) seraient pertinents. Sur 150 m2, l’amélioration du coefficient de déperdition de 1,1 à 0,75 fait passer la puissance nécessaire (théoriquement) de 12 à environ 8 kW. Vous achetez alors une PAC moins puissante, donc moins chère et moins gourmande en électricité. Le bilan thermique permet justement d'identifier ces gisements d'économies avant de dimensionner l'équipement.
Une maison de 150 m2 mal isolée, située dans le Nord de la France, nécessitera une pompe à chaleur plus puissante qu’une maison de 150 m2 bien isolée et située sur le littoral méditerranéen.
À surface égale, la puissance nécessaire peut varier du simple au double. C’est pourquoi il faut estimer le montant de votre investissement sur la base des critères propres à votre maison : le volume à chauffer (V), le coefficient de déperdition (C, disponible sur votre DPE) et votre zone climatique :
- Zone H1 (Nord et Est) : température de référence de -9 °C
- Zone H2 (Ouest) : -6 °C
- Zone H3 (pourtour méditerranéen et Corse) : -3 °C.
Appliquez ensuite la formule de dimensionnement :
P = V x C x ΔT
où ΔT est l’écart entre la température de confort (par exemple 19 °C) et la température de référence de votre zone climatique.
Si vous comptez également utiliser votre PAC pour produire de l’eau chaude sanitaire (ECS), ajoutez 250 W par occupant au résultat final. Enfin, il est recommandé de surdimensionner la PAC de 10 à 20 % pour couvrir les pics de froid.
Reprenons l’exemple des deux maisons de 150 m2 :
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Maison ancienne peu isolée (zone H1) |
Maison récente bien isolée (zone H3) |
|
|
Surface |
150 m2 |
150 m2 |
|
Hauteur sous plafond |
2,80 m |
2,50 m |
|
Volume (V) |
420 m3 |
375 m3 |
|
Coefficient de déperdition (C) |
1,1 |
0,7 |
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ΔT |
28 °C |
22 °C |
|
Puissance chauffage seul |
420 × 1,1 × 28 ≈ 13 kW |
375 × 0,7 × 22 ≈ 5,8 kW |
|
Puissance chauffage + ECS (foyer de 4 personnes) |
≈ 14 kW |
≈ 6,8 kW |
Quelles aides pour financer une PAC pour une maison de 150 m² ?
L’INFO HELLIO
Le cumul de MaPrimeRénov' et des CEE est plafonné par un mécanisme d'écrêtement (90 % du montant HT pour les revenus très modestes, 80 % pour les revenus modestes).
Vous pourrez compter sur plusieurs dispositifs d’aides cumulables pour réduire le reste à charge de votre projet de rénovation énergétique, à condition de faire appel à un artisan RGE :
- MaPrimeRénov' parcours par geste : de
3 000 € (revenus intermédiaires) à 5 000 € (revenus très modestes) pour une PAC air-eau, et jusqu'à 11 000 € pour une PAC géothermique. - Prime CEE : accessible à tous les ménages dès lors que le logement a plus de 2 ans.
- TVA à 5,5 % : appliquée sur le matériel et la pose pour les PAC air-eau et géothermiques pour les logements de plus de 2 ans.
- Éco-PTZ : jusqu’à 50 000 € sans intérêts, remboursables sur une durée pouvant aller jusqu’à 20 ans pour financer des travaux de rénovation énergétique.
Quel reste à charge pour l’installation de votre nouvelle pompe à chaleur ?

