L'énergie solaire connaît un essor en France depuis plusieurs années. Le parc photovoltaïque français total atteignait d'ailleurs une puissance de 29,6 gigawatts à la fin du mois de septembre 2025 (source : Observ’ER - Le baromètre 2025 des énergies renouvelables en France). Cet engouement s'explique par les multiples avantages économiques et environnementaux liés à cette énergie renouvelable illimitée et peu carbonée. Les pouvoirs publics ont longtemps déployé des aides financières pour panneaux solaires photovoltaïques et encouragé les particuliers à franchir le pas.
Le coût d'un panneau solaire dépend de nombreux facteurs comme sa puissance, sa marque ou la technologie employée. L'investissement initial peut être élevé pour les ménages français. Pendant plusieurs années, des subventions conséquentes permettaient d'amortir cette dépense initiale.
La donne a cependant changé depuis mars 2025 puis juin 2026. Le gouvernement a a souhaité réorienter sa politique photovoltaïque vers l’autoconsommation totale. Les aides financières directes ont diminué drastiquement.
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Résumé des aides au photovoltaïque
• Tarif de revente du surplus à 1,1 centime d’euro/kWh
• TVA réduite à 5,5 % ou 10 %
La prime à l’autoconsommation n’existe plus depuis juin 2026.
Prime autoconsommation : supprimée depuis juin 2026
L'État avait créé une prime spécifique en 2017 pour inciter massivement les installations photovoltaïques. Cette aide financière s'appelait la prime à l'autoconsommation ou prime à l'investissement. Elle récompensait les particuliers désireux de devenir beaucoup plus autonomes sur leur consommation énergétique.
Cependant, le gouvernement a décidé de modifier intégralement sa stratégie environnementale. L'État souhaite désormais freiner la revente du surplus d'énergie sur le réseau. L'objectif prioritaire est d'encourager l'autoconsommation totale, qu'elle soit individuelle ou collective. L'arrêté du 1er juin 2026 a officialisé cette décision. Depuis la date du 5 juin 2026, plus aucune prime d'investissement n'est accordée aux nouveaux producteurs solaires.
Cette prime ciblait uniquement les installations configurées en autoconsommation avec vente de surplus. Autrement dit, le producteur s'engage à consommer l'énergie pour ses propres besoins immédiats. Il vend ensuite le solde non consommé à un fournisseur externe (comme la filiale EDF OA - Obligation d'Achat).
L'autoconsommation totale sans la moindre vente de surplus ne donnait pas droit à cette aide. Le virement était versé par EDF OA, en une seule fois à la date anniversaire de la mise en service des modules.
Quel était le montant de la prime à l’autoconsommation ?
Le montant accordé de cette prime pour panneaux photovoltaïques variait selon la puissance nominale de l'installation et pouvait évoluer chaque trimestre. Voici les anciens montants :
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Puissance installée en kilowatt-crête |
Du 28 mars 2025 au 30 juin 2025 |
Du 1er juillet au 30 septembre 2025 |
Du 1er octobre au 31 décembre 2025 |
Du 1er janvier au 31 mars 2026 |
Du 1er avril au 4 juin 2026 |
Depuis le 5 juin 2026 |
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Inférieure ou égale à 3 kWc |
80 €/kWc |
❌ |
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Entre 3,1 et 9 kWc |
80 €/kWc |
❌ |
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Entre 9,1 et 36 kWc |
190 €/kWc |
180 €/kWc |
160 €/kWc |
140 €/kWc |
120 €/kWc |
❌ |
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Entre 36,1 et 100 kWc |
100 €/kWc |
90 €/kWc |
70 €/kWc |
60 €/kWc |
❌ |
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Puissance installée en kilowatt-crête |
Du 1er novembre 2023 au 31 janvier 2024 |
Du 1er février au 30 avril 2024 |
Du 1er mai au 31 juillet 2024 |
Du 1er août au 31 octobre 2024 |
Du 1er novembre 2024 au 31 janvier 2025 |
Du 1er février au 27 mars 2025 |
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Inférieure ou égale à 3 kWc |
370 €/kWc |
350 €/kWc |
300 €/kWc |
260 €/kWc |
220 €/kWc |
210 €/kWc |
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Entre 3,1 et 9 kWc |
280 €/kWc |
260 €/kWc |
230 €/kWc |
190 €/kWc |
160 €/kWc |
140 €/kWc |
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Entre 9,1 et 36 kWc |
200 €/kWc |
200 €/kWc |
190 €/kWc | |||
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Entre 36,1 et 100 kWc |
100 €/kWc |
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Quels étaient les critères pour obtenir la prime ?
Les conditions d'obtention de cette prime étaient simples, il n'y avait par exemple aucune condition de ressources pour pouvoir en bénéficier. L'installation devait obligatoirement être réalisée par un artisan professionnel Reconnu Garant de l'Environnement (RGE). Les panneaux devaient se trouver fixés sur une toiture, carport ou ombrière (de façon inclinée ou bien plate). Les panneaux posés directement au sol étaient strictement exclus de ce dispositif financier. La capacité maximale autorisée pour toucher cette subvention s'élevait à 100 kilowatts-crête (kWc).
Tarifs de revente totale et du surplus
La fin de la prime à l'autoconsommation s'accompagne d'une refonte complète des tarifs de rachat. L'électricité solaire produite en excès par une habitation n'est pas gaspillée. Elle est réinjectée dans le grand réseau électrique national afin d'alimenter d'autres bâtiments. Le mécanisme légal de l'Obligation d'Achat permet au particulier de vendre ce surplus. Ce système garantissait jusqu'à présent un revenu complémentaire particulièrement intéressant pour les ménages.
Le tarif de rachat était défini par l'application de divers coefficients variables (en fonction notamment des coûts de la filière) et évoluait chaque trimestre. Depuis mars 2025, puis juin 2026, les tarifs sont devenus de moins en moins attractifs. Pour une installation d'une puissance inférieure ou égale à 9 kilowatts-crête, le tarif est passé de 12,69 à 4 centimes d'euro par kilowattheure en mars 2025, puis à 1,1 c€/kWh en juin 2026. L'État préparait ainsi méthodiquement le terrain pour imposer un changement beaucoup plus radical. La véritable rupture tarifaire a eu lieu au mois de juin 2026. L'arrêté du 1er juin 2026 a balayé l'ancien système complexe de tarification trimestrielle variable. Depuis la date du 5 juin 2026, un tarif unique et totalement fixe s'applique à tous les nouveaux contrats. EDF Obligation d'Achat (EDF OA) rachète désormais le surplus d'énergie à seulement 1,1 centime d'euro par kilowattheure. Ce tarif unitaire s'applique de manière uniforme, quelle que soit la puissance de l'installation solaire concernée.
Une très légère indexation annuelle de 2 % est toutefois appliquée sur ce tarif de base pendant toute la période.
Évolution des tarifs de revente totale et de surplus depuis juillet 2025
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Puissance installée |
Revente du surplus |
Revente totale |
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Du 01/07/25 au 30/09/25 |
Du 01/01/26 au 31/03/26 |
Du 01/04/26 au 04/06/26 |
Depuis le 5 juin 2026 |
Du 01/07/25 au 30/09/25 |
Du 01/01/26 au 31/03/26 |
Du 01/04/26 au 04/06/26 |
Depuis le 5 juin 2026 |
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≤ 3 kWc |
4 c€/kWh |
4 c€/kWh |
4 c€/kWh |
1,1 c€/kWh |
/ |
/ |
/ |
/ |
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≤ 9 kWc |
4 c€/kWh |
4 c€/kWh |
4 c€/kWh |
1,1 c€/kWh |
/ |
/ |
/ |
/ |
|
≤ 36 kWc |
6,17 c€/kWh |
5,36 c€/kWh |
4,73 c€/kWh |
1,1 c€/kWh |
10,49 c€/kWh |
9,11 c€/kWh |
8,05 c€/kWh |
1,1 c€/kWh |
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≤ 100 kWc |
6,17 c€/kWh |
5,36 c€/kWh |
4,73 c€/kWh |
|
9,12 c€/kWh |
7,92 c€/kWh |
7 c€/kWh |
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Évolutions des tarifs de revente totale et du surplus de janvier 2024 à juin 2025
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Puissance installée |
Revente du surplus |
Revente totale |
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Du 01/08/2024 au 31/09/2024 |
Du 01/11/2024 au 31/01/2025 |
Du 01/02/25 au 27/03/25 |
Du 28/03/25 au 30/06/25 |
Du 01/08/2024 au 31/09/2024 |
Du 01/11/2024 au 31/01/2025 |
Du 01/02/25 au 27/03/25 |
Du 28/03/25 au 30/06/25 |
|
|
≤ 3 kWc |
12,76 c€/kWh |
12,69 c€/kWh |
4 c€/kWh |
4 c€/kWh |
12,05 c€/kWh |
10,31 c€/kWh |
9,87 c€/kWh |
/ |
|
≤ 9 kWc |
12,76 c€/kWh |
12,69 c€/kWh |
4 c€/kWh |
4 c€/kWh |
13,18 c€/kWh |
8,76 c€/kWh |
8,39 c€/kWh |
/ |
|
≤ 36 kWc |
7,65 c€/kWh |
7,61 c€/kWh |
7,61 c€/kWh |
7,61 c€/kWh |
10,49 c€/kWh |
13,02 c€/kWh |
12,95 c€/kWh |
12,95 c€/kWh |
|
≤ 100 kWc |
7,65 c€/kWh |
7,61 c€/kWh |
7,61 c€/kWh |
7,61 c€/kWh |
9,12 c€/kWh |
11,32 c€/kWh |
11,26 c€/kWh |
11,26 c€/kWh |
Cette rémunération purement symbolique rend la vente de surplus particulièrement peu rentable aujourd'hui. Les revenus générés par la revente ne permettent absolument plus d'amortir significativement le coût d'achat du matériel. Le gouvernement assume d'ailleurs pleinement cette nouvelle politique tarifaire dissuasive. Il s'agit d'une mesure délibérée pour forcer les particuliers à dimensionner leurs installations au plus juste de leurs stricts besoins domestiques. La production dans un but purement lucratif n'est plus soutenue par les pouvoirs publics.
Quelles sont les autres solutions de gestion du surplus photovoltaïque ?
Toutefois, les particuliers peuvent se tourner vers d’autres solutions de stockage de l'énergie comme des batteries physiques ou virtuelles. Les batteries permettent en effet de conserver l'énergie produite en pleine journée pour la consommer durant la nuit ou par mauvais temps.
À lire aussi : quelles sont les aides pour panneaux solaires dédiées aux locataires ?
Taux de TVA réduit pour le photovoltaïque
Face à la diminution des principales aides, la fiscalité joue désormais un rôle crucial. L'allégement du taux de la taxe sur la valeur ajoutée constitue aujourd'hui le soutien principal pour les acheteurs.
L’éligibilité de la TVA à 5,5 % à certaines centrales photovoltaïques compense en partie la baisse, puis la disparition, de la prime à l'autoconsommation. En revanche, les panneaux en question doivent remplir des conditions environnementales strictes.
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Puissance d’installation photovoltaïque |
Taux de TVA |
Conditions environnementales |
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≤ 9 kWc (depuis octobre 2025) |
5,5 % |
⚠️Critères environnementaux spécifiques (plus de détails ci-dessous) |
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≤ 3 kWc |
10 % |
❌Pas de conditions |
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> 3 kWc |
20 % |
Photovoltaïque : quels sont les critères pour obtenir la TVA à 5,5 % ?
L'info Hellio
Pour l’installation de panneaux solaires thermiques, il existe d’autres aides financières : MaPrimeRénov’ de l’Anah (Agence nationale de l’habitat), le dispositif des Certificats d’économies d’énergie (CEE), le taux de TVA à 5,5 % ou encore l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ).
Cinq conditions sont nécessaires pour bénéficier de la réduction de la TVA à 5,5 % sur l’installation des panneaux photovoltaïques de 9 kWc ou moins :
- Bilan carbone des modules strictement inférieur à 530 kgCO2eq/kWc ;
- Teneur de plomb des modules strictement inférieure à 0,1 % ;
- Teneur de cadmium des modules strictement inférieure à 0,01 % ;
- Quantité d'argent des cellules strictement inférieure à 14 mg/W ;
- Association des panneaux à un système gestionnaire d'énergie pour :
- Collecter en temps réel les données de production et de consommation
- Piloter le comportement de consommation des équipements électriques
- Maximiser la consommation électrique sur le lieu de production
Source : arrêté du 8 septembre 2025
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Cet article a été rédigé par
Marine Demay, Conceptrice-rédactrice web spécialisée en maîtrise de l'énergie et experte SEO.
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