Technologie, rendement, puissance, solutions de stockage ou de revente du surplus… de nombreux paramètres sont à prendre en compte avant de choisir des panneaux solaires en autoconsommation. Hellio vous explique tout dans cet article.
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En résumé
- Les panneaux solaires monocristallins sont les plus communs et les plus performants
- L’autoconsommation totale de sa production quotidienne est impossible à obtenir
- 3 solutions existent pour gérer le surplus d’énergie
- Plusieurs paramètres sont à prendre en compte pour optimiser le rendement et choisir le bon nombre de panneaux
Quelle est la meilleure technologie : panneau solaire monocristallin ou polycristallin ?
Le choix entre un panneau solaire monocristallin et polycristallin dépend principalement de vos besoins en rendement, budget et espace disponible.
Les plus répandus sont les panneaux monocristallins. Reconnaissables à leur couleur noire uniforme, ils ont un rendement élevé (15 à 24 %), grâce à une structure en silicium pur. Ils sont donc idéaux pour les surfaces limitées ou les régions moins ensoleillées, car ils captent mieux la lumière diffuse. Leur durée de vie, souvent supérieure à 30 ans, en fait un investissement durable, bien que leur coût soit plus élevé.
À l’inverse, les panneaux polycristallins, bleus et moins chers, présentent un rendement légèrement inférieur (15 à 18 %) en raison de leur composition en plusieurs cristaux de silicium. Ils conviennent aux installations nécessitant une grande surface et un budget serré. En outre, lors de la fabrication des panneaux polycristallins, des rebuts de silicium sont utilisés, ce qui réduit son empreinte carbone.
En résumé, puisque le rendement par panneau est plus élevé pour le monocristallin, il vaut mieux optez pour un panneau un peu plus cher, mais qui vous apportera plus d’énergie solaire.
Quelle solution choisir : autoconsommation avec revente du surplus, batterie physique ou virtuelle ?
L'info Hellio
Il existe aussi des kits solaires « Plug & play » faciles à installer dans son jardin ou sa terrasse. D’une puissance généralement de 3 kWc ou moins, ce petit équipement permet d’autoconsommer à l’instant T sa production. La revente du surplus via EDF OA n’est pas possible, néanmoins, une batterie physique peut être combinée à l’installation.
L’autoconsommation totale de l’électricité produite signifie que l’ensemble de votre production doit être consommé à l’instant T. Il est essentiel d’optimiser au maximum cette autoconsommation, par exemple, en prévoyant le lancement des équipements ménagers en journée : lave-vaisselle, machine à laver, etc. Ainsi, vos panneaux solaires peuvent vous rendre presque autonome en électricité !
Même avec une bonne optimisation de l’autoconsommation, il faut prévoir une solution pour utiliser le surplus photovoltaïque qui va être généré la journée. Il existe 3 solutions majeures : l’autoconsommation avec revente du surplus, l’autoconsommation avec batterie solaire, physique ou virtuelle.
L’autoconsommation avec vente du surplus photovoltaïque
Cette solution permet aux foyers de produire et consommer leur propre électricité tout en revendant l’excédent. En effet, ce surplus d’électricité non consommé est injecté dans le réseau public, générant un revenu complémentaire grâce à un tarif de rachat garanti pendant 20 ans via un opérateur agrégé comme EDF Obligation d’Achat (OA). En revanche, ce tarif a grandement baissé depuis plusieurs mois, passant de :
- 13,00 c€/kWh en janvier 2024 à 4 c€/kWh depuis le 28 mars 2025 pour les installations de 9 kWc ou moins
- 7,80 c€/kWh en janvier 2024 à 4,73 c€/kWh en avril 2026 pour les puissances entre 9 kWc et 100 kWc
La prime à l’autoconsommation est une aide de l’État disponible lorsque l’on souscrit au contrat avec EDF OA. Comme les tarifs de revente, cette prime peut varier tous les trimestres et a baissé depuis plusieurs années (- 84 % entre juillet 2023 et mars 2025). Entre le 1er avril et le 30 juin 2026, elle s’élève à :
- 80 €/kWc pour les installations ≤ 9 kWc
- 120 €/kWc pour les installations ≤ 36 kWc
- 60 €/kWc pour les installations ≤ 100 kWc
Batterie solaire physique
Pour éviter de revendre son surplus à un prix très bas, la batterie physique permet de le conserver pour l’utiliser lorsque les panneaux photovoltaïques ne fonctionnent pas (la nuit ou par mauvais temps). Cette solution a pour avantage d’être moins dépendant du réseau public.
Par ailleurs, la batterie physique peut aussi être couplée avec la revente du surplus à EDF OA, afin de bénéficier des tarifs de revente ainsi que de la prime à l'investissement. En l’occurrence, l'excédent d’électricité est revendu seulement lorsque la batterie est pleine.
Batterie virtuelle
Similaire à la batterie physique, cette solution permet d’utiliser son surplus quand le soleil n’est pas présent. En revanche, le surplus solaire n’est pas conservé physiquement, mais plutôt en ligne (comme un Cloud).
Les fournisseurs d’énergie qui proposent des batteries virtuelles sont généralement des abonnements mensuels. Cette solution n’est pas compatible avec la revente du surplus.
Enfin, ce stockage a pour avantage d’être virtuel, évitant l’achat d’un équipement contenant du lithium ou du plomb. La fabrication de ces matériaux a un impact néfaste sur l’environnement.
Combien faut-il choisir de panneaux solaires pour une maison ?
Pour déterminer le nombre de panneaux solaires nécessaires pour une maison, plusieurs critères sont à prendre en compte. D’abord, il faut évaluer la consommation annuelle moyenne du foyer en kilowattheures (kWh). En France, une maison de 70 m2 chauffée à l’électricité consomme environ 10 000 kWh par an ; et 17 000 kWh pour une surface de 150 m2 (source : Direct Énergie). La surface de la toiture est aussi à prendre en compte dans le choix du nombre de panneaux, par exemple, un panneau solaire Hellio mesure environ 4,66 m2.
Ensuite, la puissance de l’installation s’exprime en kilowatt-crête (kWc), qui dépend de la surface disponible sur le toit, de l’ensoleillement local et de l’orientation des panneaux. Pour obtenir un bon rendement, il est essentiel de réfléchir à l’orientation (idéalement plein sud) et l’inclinaison adaptée pour maximiser la production d’électricité.
Par exemple, une installation orientée plein sud, avec une inclinaison optimale de 30° produirait annuellement jusqu’à :
- 1 600 kWh par kWc pour le Sud-Est et la Corse ;
- 1 300 kWh par kWc pour le Sud-Ouest ;
- 1 200 kWh par kWc pour l’Est et l’Ouest ;
- 1 000 kWh par kWc pour le nord, incluant l’Île-de-France.
Source : Otovo
Cet article a été rédigé par
Marine Demay, Conceptrice-rédactrice web spécialisée en maîtrise de l'énergie et experte SEO.
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